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- Concert quadriphonique, l’ITV... retour sur Asynthome
ven 25 fev 2011 - 18h30
vendredi 25 février 2011, par ,
Après les petits sons de derrière la porte que nous écoutions avant-hier, ce sont Greg (Marvin), Jérôme (Pneu), Eric (Electric electric) et Eric (Papier Tigre) qui nous parkent en vrai de ce concert excpetionnel à voir absolument si vous aimez le rock !
Puis c’est l’Interview de Luke et Parish, membres du collectif Transforma, que nous écouterons, des propos recueillis mercredi soir après la perfomance Asynthome.
4 groupes sur 4 scènes pour deux heures de set commun furibard !
Marvin
Faut-il encore présenter Marvin ? Est-il besoin de préciser que ce trio électrisant condense avec brio Kraftwerk et Led Zep, Trans Am et Devo ? Qu’il explore avec acuité des terres qui s’étendent du krautrock au post punk, dans une transe aussi irrésistible qu’euphorisante, une énergie ultra contagieuse ?
Pneu
Adepte lui aussi des équations complexes tendance Math-rock, Le duo tourangeau Pneu développe un dialogue guitare-batterie d’une sidérante fluidité, privilégiant une approche ultra percussive et mélodique.
Papier Tigre
Pas moins furibards, les trois Nantais Papier Tigre se démarquent néanmoins de leurs camarades par un usage bien plus affirmé de la voix. Ici non plus, nulle trace de bassiste, mais un héritage punk habilement transcendé, d’inventives circonvolutions de guitares et des constructions rythmiques touchant au génie.
Electric Electric
Enjeu similaire chez les Strasbourgeois Electric Electric : la mise en mouvement des corps. Pour provoquer les violentes décharges que suggère leur nom, tous les stimuli valent ; Une guitare démultipliée superposant déflagrations soniques, motifs hypnotiques et zébrures afro (...).
http://www.festival100pour100.com/s...
Mercredi le collectif Transforma (Berlin) et l’artiste Yroyto (Paris) s’associaient pour une performance où la scène devienait le terrain d’expérimentations visuelles et sonores. Asynthome est une histoire non-linéaire, une œuvre plastique, un rituel qui invite le spectateur au coeur même du processus de création.
Initialement prévue pour être diffusée hier, c’est aujourd’hui que nous sommes en mesure de la diffuser !
DivFM : Donc nous sommes ici avec Luke et Parish, les deux membres du collectif Transforma qui ont participé à cette performance. Une chose qui nous est tout de suite venue à l’esprit, c’est une certaine ressemblance avec le travail d’Aphex Twin, dans les sonorités et l’aspect "noir et blanc"...
Parish : Euh, je pense qu’Aphex Twin et les videos de Chris Cunningham étaient et sont une grande inspiration pour nous, et je trouve intéressant que tu ais vu cette inspiration, car nous pensons surtout qu’Asynthome est beaucoup plus hippiesque, plus des 70’s, avec de l’analogique, et des trucs liquides qui ne sont pas si robotiques et électroniques que dans les travaux graphiques et sonores d’Aphex Twin des années 90. Mais oui, je pense que tu es dans le vrai.
Luke : Oui je pense que je suis d’accord. C’est certain qu’il a été une influence, aussi par le côté montage... On peut voir des parallèles dans le fait de faire musique et video, et dans l’esthétique... En fait on voulait garder une palette de couleurs très simple juste pour mettre l’emphase sur les structures sur scène, et il y a un parallèle entre l’écran et ce qu’on voit sur scène donc... c’est pour ça qu’on a cette palette de couleur réduite, que l’on voit aussi beaucoup dans les trucs de Chris Cunningham.
DivFM : Et c’est vrai, ce que tu mentionnais sur le côté analogique, même s’il y a des controleurs midi qui font tourner tout ça... Mais quand vous faites un spectacle comme ça, vous sentez vous acteur, musicien, videaste, tout à la fois ?
P : Une question difficile, mais je pense que je me sens un peu de tout ce que tu as mentionné, pace que ça a à faire avec un peu tout. Pour nous c’est principalement une chorégraphie, car il y a une piste midi qui contrôle les plans de caméra, comme une ligne temporelle qui suit tout le film, donc il faut suivre la chorégraphie, mais en fait on travaille comme dans une....
L : Comme dans une usine, un atelier. C’est comme dans un atelier. quand on filme dans notre studio, on travaille à peu près dans le même environnement, aussi c’est assez instinctif comme travail, on bosse avec des lumières, des caméras, des objets combinés, donc c’est assez naturel pour nous d’être dans cette situation. La seule chose étrange est de le faire devant un public. Donc on peut pas se parler on peut pas rire, on peut pas... fumer une cigarette en même temps, mais en fait, c’est notre situation de travail de studio, mais sur scène.
P : Et aussi on aime bien jouer avec le fait que parfois on agit de façon très sérieuse sur scène, alors que tout ça n’est pas si sérieux du tout, c’est aussi beaucoup d’humour, mais c’est l’effet avec lequel tu peux jouer quand tu joue ça très sérieusement...
DivFM : Le fait de travailler avec des fliuides, des bulles d’air dans de l’eau colorée à l’encre, des choses comme ça, ça fait qu’à la fin, même si la ligne temportelle est très stricte, vous n’êtes pas sûrs de combien il y aura de bulles d’air sur cette image, pas sûr que le ballon de baudruche expose ou pas, et s’il va falloir l’aider à éclater. Donc à la fin le film n’est jamais le même.
P : Non, car il y a ce facteur aléatoire qui est impliqué là dedans. on travaille avec des matières organiques, des liquides, la gravité, la pression, et toutes ces choses sont des variables que l’on ne peut contrôler que jusqu’à un certain point. Le montage du film, si on peut l’apeller un film - c’est est un en un sens- est toujours le même mais les images qu’on a dans le cadre sont différentes à chaque fois. C’est pour moi une des choses les plus intéressantes dans ce projet, parce qu’on a un cadre et dans ce cadre on met le contenu. C’est un processus très intéressant.
DivFM : Asynthome a été joué plusieurs fois en 2010. quelles réactions vous avez eues avec le public, comment réagissent ils, avez vous eu des réactions étranges ?...
P : Il n’y a pas eu tant de réaction étranges que ça... Mais je dirais que le public et très calme et concentré, plongé dans la performance, parfois on entend des rires, ils aiment un moment amusant... on a eu que de bons retour. Je pense que les gens aiment voir des choses qui se passent en temps réel sur scène, même si le numérique nous aide.. les gens aiment ça.
L : C’est très direct. et c’est facile pour quelqu’un qui ne comprend pas le midi ou les arts interactifs de regarder. On voit quelqu’un faire quelque chose, et on voit le résultat sur l’écran, et dans ce sens je trouve ça assez accessible. Et le retour qu’on a eu a plutôt reflété ça. Que c’est possible pour tout le monde d’y voir quelque chose de différent, mais tout le monde peut le comprendre quelque part. Je pense que c’est une chose possitive.
DivFM : Ce que vouss faites est à la frange de l’expresion artistique et de la maîtrise technique.
P : Il y a une énorme partie technique derrière tout ça. Et c’est comme on disait, comme dans un atelier, comme travailler dans la studio, et mettre le studio sur scène - c’était ça l’idée principale - travailler dans un studio a toujours eu des aspects techniques. C’est comme dans un laboratoire, il faut construire l’environnement technique, et à l’intéreur de ça on peut faire des expériences et voir ce que ça donne.
L : La technologie derrière ça te rend capable d’avoir la liberté de création jusqu’à un certain point. Il faut avoir une comprenhension de comment mettre ça en place, mais une fois que c’est en place tu peux travailer très librement, créer des bulles, des formes géométriques avec des couleurs de la lumière et de l’ombre... c’est comme peindre, parfois c’est de la sculpture. mais je crois qu’on aime tous bien le côté technique de la chose, de trouver comment faire fonctionner les trucs physiquement, pas uniquement le logiciel, mais aussi physiqiement avec de la colle, des vis, des plastiques...
P : D’un autre côté les efforts techniques qu’on a fait pour faire ça nous donnent une certaine liberté... Quand on s’installe, on peut jouer plus librement et ça tourne, sans avoir plus a s’inquiéter de la lumière et de la caméra.
traduction et doublage - Gilles Gouget
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P.-S.
Demain, Set&Match et AddictiveTV en ITV
Animateur(s) :
Gilles Gouget, Simon Morin
Réalisation Technique :
Bruno Bertrand










